EXEMPLE DE RAPPORT : « TidyWorks » est une entreprise fictive. Votre rapport parcourt vos vraies pages, de haut en bas. Voir les deux audits →
Full-Page Audit

tidyworks.example : chaque page, de haut en bas

4 pages clés parcourues · 8 400 pixels de défilement analysés au total · ce que voit un nouveau visiteur, section par section · Exemple de rapport

L’Above the Fold Audit note ce qu’un visiteur voit dans les 5 premières secondes. Ce rapport parcourt tout le défilement des 4 pages qui portent le parcours d’achat (page d’accueil, tarifs, page produit phare et contact), section par section. TidyWorks possède un vrai différenciateur : un workflow de relecture vraiment asynchrone, que les agences adorent dès qu’elles le voient. Mais sur chaque page, ce différenciateur se trouve au-delà du deuxième écran. Ce parcours montre précisément où il se cache et où le déplacer.

3.5/12
Score moyen sur les 4 pages TidyWorks parcourues
37%
Profondeur de défilement moyenne atteinte par un nouveau visiteur avant de partir (référence du secteur : ContentSquare 2024)
6
Atouts enfouis : des preuves et de la valeur qui existent déjà sur le site, mais trop bas pour obtenir un clic

La bonne nouvelle : rien dans ce rapport n’exige une refonte. Le différenciateur est déjà rédigé. C’est le troisième H2 de la page d’accueil, la question de FAQ sur la page tarifs, la vidéo démo à 1 600 px sous le pli sur la page produit. Tout l’audit est un travail de déplacement, pas de rédaction. Remontez les preuves, placez le CTA au-dessus du deuxième pli, et TidyWorks cesse de jouer selon les règles de Filestage pour imposer les siennes.

1. / (page d’accueil) : le différenciateur est réel, et il est en page 3

TidyWorks Product Pricing Customers Blog Log in Book a demo Streamline your creative feedback Book a demo Watch video le pli (900 px) Le différenciateur (« async, not meetings ») est à 68 % de la page, deux écrans entiers sous ce pli ↓
Illustration de la page d’accueil de TidyWorks au-dessus du pli (1440×900, première visite). Ordre des sections : navigation → titre du hero → double CTA → capture du produit → [pli] → bandeau de logos → « How it works » → « Async, not meetings » (le différenciateur, à 68 % de profondeur) → témoignages → aperçu des tarifs → footer. Dans votre rapport, c’est une vraie capture de votre page, assemblée de haut en bas.

Ce qui fonctionne

La maquette produit du hero est vraiment bonne : une vraie capture de l’interface de relecture, avec des commentaires épinglés sur des pixels précis, pas une illustration décorative. Les recherches de Baymard Institute sur les pages produit (2023) montrent de façon constante que la vraie interface convertit 30–40 % mieux qu’un visuel abstrait. Le double CTA (« Book a demo » / « Watch video ») offre une issue à deux types de visiteurs aux intentions différentes, sans crier. Et le troisième H2 de la page, « Async, not meetings: replace the 4pm Zoom with 15 seconds of pinned comments », est l’une des lignes de positionnement les plus nettes que nous ayons lues dans cette catégorie. Le problème : le visiteur ne la trouvera pas là où elle est.

Où ça fuit

Le titre sonne exactement comme Filestage et Ziflow

« Streamline your creative feedback » reprend presque mot pour mot le titre des deux plus gros concurrents (Filestage : « Streamline your review and approval process » ; Ziflow : « Streamline creative reviews »). Un nouveau visiteur qui arrive depuis une recherche Google ne peut pas distinguer les trois produits sur la seule base du hero. L’étude First 2 Words de NN/g (2009) montre que les lecteurs en diagonale accordent le même poids à « Streamline your » dans les trois onglets. Voir aussi le constat 5 de l’audit approfondi (résultat contre étiquette de catégorie).

À corriger sur place : remplacez le H1 du hero par le H2 que vous avez déjà écrit. « Replace the 4pm review call with 15 seconds of pinned comments » est précis, centré sur le bénéfice, et aucun concurrent ne peut le copier sans admettre qu’il organise encore des réunions.

La section « Async, not meetings » contient tout le pitch, et elle est à 68 % de profondeur

Selon le Digital Experience Benchmark 2024 de ContentSquare, la profondeur de défilement moyenne d’une page d’accueil SaaS B2B est de 37 %. La section qui explique pourquoi TidyWorks existe se trouve à 68 %, atteinte par environ 1 visiteur sur 5. La preuve existe, mais elle est sur la partie de la page que personne ne voit.

À corriger sur place : remontez le bloc « Async, not meetings » en position 2 (juste sous le hero, au-dessus du bandeau de logos). Aucun nouveau texte, un seul déplacement dans le template.

Six logos clients, tous sous le pli, aucun nommé

Le bandeau de logos se trouve à environ 52 % de profondeur et montre six logos d’agences sans contexte : pas de ligne « Trusted by 200+ creative teams », pas de lien vers une étude de cas. Le Spiegel Research Center (2017) montre que des logos anonymes augmentent la confiance d’environ 11 %. Les mêmes logos avec un nombre d’avis l’augmentent jusqu’à 270 %. TidyWorks a déjà les logos, mais laisse le multiplicateur de côté.

À corriger sur place : ajoutez une ligne au-dessus des logos, « Trusted by [200+] agencies, from [Huge] to two-person studios ». Remontez ensuite un logo au-dessus du pli, comme mini-bandeau de confiance.

2. /pricing : l’offre que veut le visiteur se cache derrière « Contact us »

TidyWorks Simple pricing that scales with your team Monthly Yearly Basic For freelancers $19 / user / month Start free trial MOST POPULAR Team For agencies up to 25 people $49 / user / month Start free trial Enterprise For teams of 25+ Contact us Talk to sales 61 % des agences cibles de TidyWorks ont 25+ personnes. C’est LEUR offre.
La page /pricing au-dessus du pli. Trois offres, avec une bascule mensuel/annuel. La colonne « Enterprise » affiche « Contact us » au lieu d’un montant. C’est là qu’atterrit le visiteur le plus motivé (le patron d’une agence de taille moyenne) après un clic sur un lien vers les tarifs. Dans votre rapport, c’est une vraie capture de votre page tarifs.

Ce qui fonctionne

La structure en trois niveaux est claire, et le ruban vert « Most popular » sur l’offre Team utilise un effet de leurre. Selon les données de terrain d’Ariely dans Predictably Irrational (étude sur l’abonnement à The Economist, 2008), ce schéma augmente le choix du niveau intermédiaire d’environ 40 %. La bascule de facturation est sur mensuel par défaut : le choix honnête pour un produit qui démarre par un essai. Et la liste de fonctionnalités sous chaque offre différencie vraiment les niveaux : pas de fausse barrière sur le « priority email support ».

Où ça fuit

L’offre que veut le visiteur le plus motivé n’a pas de prix

La page clients de TidyWorks cite des agences comme « Huge », « Wieden+Kennedy » et « a global network of 40+ studios ». Toutes atterrissent dans la colonne Enterprise. L’étude 2022 de Price Intelligently sur les pages tarifs montre que les visiteurs qui voient « Contact us » au lieu d’un prix quittent la page 45 % plus souvent que ceux qui voient un prix de départ, même une fourchette. TidyWorks cache le chiffre précisément au visiteur qu’il veut le plus.

À corriger sur place : remplacez « Contact us » par « From [$39/user/mo] · billed annually · talk to sales for volume ». Vous gardez la conversation commerciale, et vous ne perdez plus le visiteur avant qu’elle commence.

La ligne remboursement/garantie est dans la FAQ, 2 100 px plus bas

La FAQ tarifs (à 74 % de profondeur) contient une ligne forte et précise : « Cancel any time in one click. No pro-rated refunds, but no surprise renewals either. We email you 7 days before every charge. » C’est une meilleure levée du risque que sur 90 % des pages tarifs SaaS B2B, et elle est enterrée tout en bas. La Conversion Sequence Heuristic de MECLABS place le coût perçu (risque compris) parmi les deux plus gros leviers d’une décision sur une page tarifs.

À corriger sur place : remontez cette phrase en une seule ligne grise, juste sous la grille des trois offres. Un paragraphe, aucun travail de design.

Aucune preuve sociale sur la page tarifs

Zéro logo, zéro citation, zéro nombre d’avis sur la page où le visiteur décide s’il vous confie sa carte bancaire. Spiegel Research Center (2017) : des avis affichés au moment de la décision augmentent la probabilité d’achat jusqu’à 270 %. TidyWorks a 47 avis G2, avec une moyenne de 4,7 étoiles. Aucun n’apparaît sur /pricing.

À corriger sur place : une rangée sous les cartes d’offres : « ★ 4.7 on G2 (47 reviews) · Trusted by 200+ agencies », avec deux logos clients nommés.

3. /product/reviews : une excellente vidéo démo que personne ne lance, car elle est sous le CTA

TidyWorks PRODUCT · REVIEWS Pinned comments, right on the pixel that needs fixing. Start free trial 1 2 capture statique, aucun bouton « lecture » le pli (900 px) La démo vidéo de 90 s est à 78 % de la page, 1 600 px sous le CTA qui propose l’essai ↓
La page /product/reviews au-dessus du pli. Colonne de gauche : texte du hero et un seul CTA. Colonne de droite : une capture statique avec deux pastilles d’annotation. Ordre des sections : hero → capture statique → trois blocs de fonctionnalités → grille d’intégrations → [78 % de profondeur] la vidéo démo de 90 secondes → FAQ → footer.

Ce qui fonctionne

Le H1, « Pinned comments, right on the pixel that needs fixing », est vraiment précis. Il décrit un mécanisme, pas une catégorie. Les deux pastilles d’annotation sur la capture du hero sont bien vues : elles reproduisent l’interaction centrale du produit sur la page même. Et le texte du CTA (« Start free trial », sans carte bancaire : une info enterrée au point 4 de la FAQ, mais exacte) correspond à l’intention d’un visiteur qui a cliqué sur un lien vers une page produit.

Où ça fuit

La vidéo démo de 90 secondes est l’atout le plus fort de la page, et elle est à 78 % de profondeur

La vidéo suit un vrai relecteur d’agence sur un vrai projet, en 87 secondes. Le Video Marketing Report 2024 de Wistia montre que les visites produit en vidéo de 60 à 120 secondes obtiennent le meilleur engagement de tous les formats vidéo B2B. Cette vidéo existe, elle est bien produite, et environ 8 % des visiteurs atteignent la section qui la contient. La capture statique du hero fait le travail que la vidéo devrait faire.

À corriger sur place : remplacez la capture du hero par l’image d’aperçu de la vidéo, avec un bouton lecture. Même emplacement, même mise en page, et 70 % de chances en plus qu’un visiteur interagisse avec votre meilleur atout.

La grille d’intégrations affiche « Adobe, Figma, Slack », mais les logos ne sont pas cliquables

La grille d’intégrations, à 55 % de profondeur, montre 12 logos sans lien, sans survol « See how it works with Figma », sans page dédiée par intégration. Un visiteur qui a cherché « tidyworks figma » arrive sur cette page, voit le logo Figma en image statique et ne peut aller nulle part. Les recherches sur le SEO programmatique (Ahrefs, 2023) montrent que les pages d’intégration se classent souvent dans le top 3 pour les requêtes « [produit] + [intégration] ».

À corriger sur place : placez chaque logo dans un lien vers une page dédiée à l’intégration (même une page minimale, avec le logo et deux paragraphes de description, vaut la peine d’être publiée). Voir aussi le constat 9 de l’audit approfondi.

Un seul CTA sur une page de 6 200 px de haut

Le hero contient « Start free trial ». Ensuite, plus rien : pas de CTA répété à la fin de chaque bloc de fonctionnalités, pas de barre fixe, pas de section « still reading? try it ». Les recherches de NN/g sur les pages longues montrent que les CTA doivent apparaître à chaque point de décision naturel. Un visiteur qui lit jusqu’à 60 % de la page et décide de convertir doit remonter de 3 700 px pour trouver un bouton.

À corriger sur place : répétez le même bouton « Start free trial » après la vidéo et après la grille d’intégrations. Deux lignes de code.

4. /contact : la page où l’intention est la plus forte, le parcours le plus vide

TidyWorks Get in touch Name Work email Company Message Submit « Submit » · aucun délai de réponse promis · aucun agenda en ligne · aucune adresse e-mail directe
La page /contact. Ordre des sections : en-tête → formulaire de contact (4 champs + Submit) → footer. C’est toute la page : 1 240 px de haut au total, aucun défilement nécessaire. C’est aussi tout le parcours.

Ce qui fonctionne

Le formulaire ne demande que quatre champs (nom, e-mail professionnel, entreprise, message) : c’est exactement ce qu’il faut pour une demande de démo en haut de l’entonnoir. L’étude 2023 de HubSpot sur la longueur des formulaires montre que chaque champ au-delà de quatre réduit les envois d’environ 8 %. Le libellé « Work email » (plutôt que simplement « Email ») signale une attente B2B, sans la validation agaçante qui bloque les adresses Gmail.

Où ça fuit

Le bouton d’envoi dit « Submit »

La bibliothèque d’études de cas CTA d’Unbounce (2012, mise à jour en 2021) montre qu’un texte de bouton axé sur la valeur augmente le taux de clic de 38–68 % par rapport à des verbes génériques comme « Submit ». Un texte à la première personne (« Send my request ») ajoute encore +90 %. Le bouton actuel est gris sur gris : il se lit comme désactivé et ne promet rien. Voir aussi le constat 1 de l’audit approfondi (la page la plus faible de l’Above the Fold Audit était aussi /contact).

À corriger sur place : passez le bouton en vert avec « Book my demo » ou « Send my request », et ajoutez une ligne en dessous : « You'll hear back from a real human within [4 business hours]. »

Pas d’option agenda : le visiteur le plus motivé doit attendre un e-mail

Un visiteur qui vient sur /contact pour une démo a la plus forte intention d’achat de tout le site. Benchmark 2024 de Chili Piper : les pages qui proposent une prise de rendez-vous instantanée convertissent 4,6× mieux que les pages avec formulaire seul. Chez TidyWorks, le visiteur attend qu’un commercial réponde par e-mail et propose des créneaux, et l’élan retombe. Le bouton « Book a demo » de la navigation mène aussi ici, au même formulaire.

À corriger sur place : intégrez un Calendly (ou Cal.com) sous le formulaire, avec l’agenda de l’account executive. Gardez le formulaire en solution de repli. Voir aussi le constat 4 de l’audit approfondi.

Aucun signal de confiance sur la page où le visiteur s’engage

Pas de logos, pas de témoignage, pas de « trusted by X agencies », pas de badge G2, pas de mention SOC2. C’est sur cette page que le visiteur hésite avant de taper. TidyWorks possède tous ces éléments sur d’autres pages. La page /customers cite 14 agences nommées, avec des citations. Aucune n’apparaît ici.

À corriger sur place : dans la colonne de droite du formulaire, une citation d’un client nommé + le badge G2. Copiez-collez depuis /customers, sans rien rédiger.

Synthèse : le schéma commun à toutes les pages

Chaque chapitre ci-dessus révèle le même schéma : l’atout le plus fort de la page est enterré au-delà de la capacité d’attention du visiteur le plus motivé. Le différenciateur est en page 3 de la page d’accueil. La garantie de remboursement est dans la FAQ tarifs. La vidéo démo est 1 600 px sous le CTA d’essai. Les citations de clients nommés existent sur /customers et nulle part ailleurs. Ce n’est pas un problème de rédaction. Le texte est déjà écrit, et à plusieurs endroits il est excellent. C’est un problème de séquence.

Utilisez ce parcours en complément de l’Above the Fold Audit. Ce rapport-là donne la liste de corrections au niveau du template : le schéma du hero, celui du CTA, celui du bandeau de preuves, soit les six leviers de template qui améliorent toutes les pages à la fois. Ce parcours-ci donne le backlog page par page : six modifications précises du type « remonter ce bloc », sans designer ni rédacteur. Faites d’abord les corrections de template (une semaine). Parcourez ensuite cette liste de haut en bas (un après-midi par page). Si TidyWorks comble ce problème de séquence, il ne ressemble plus à un Filestage avec un moins bon SEO. Il devient le seul outil de la catégorie qui remplace vraiment la réunion.

Périmètre : pages capturées le 10 août 2026 en 1440×900, première visite, cookies inclus, sans session connectée. Pages parcourues : /, /pricing, /product/reviews, /contact. Pages citées dans le tableau de scores de l’Above the Fold Audit mais pas parcourues ici : /blog et /changelog (elles soutiennent le parcours sans le porter, et un nouvel acheteur y arrive rarement en premier), et /customers (analysée comme source de preuves pour les quatre chapitres ci-dessus, pas comme parcours de conversion à part entière).

Annexe : méthode et sources

Chaque page est capturée en 1440×900 lors d’une première visite, bannière cookies comprise, exactement comme un nouveau visiteur la voit. Chaque constat cite une profondeur de défilement (décalage vertical / hauteur de page) avec le texte exact de la page. La grille s’appuie sur des recherches fondatrices et reproduites sur la conversion (1923–2025) :